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Nicolas FRAISSINET
Né quelque part sur les rives est du
Lac Léman, ses premiers regards se posent sur les vaches,
les horloges et le chocolat. Sa première ascension est celle
du tabouret posé devant l'imposant piano du salon. Viennent
rapidement, par la suite, celles de ses montagnes natales...
Les rêves qu'il reçoit de sa famille prennent des formes de
combats aériens, de bateaux traversant le monde, de
cathédrales, cantatrices, écrivains,...aux couleurs de
France, Ecosse, Syrie. Le père de son père lui donne ses
premières notes, ses premiers regards vers un ciel, terre
d'aventures. Le père de sa mère lui donne ses premiers
accords, ses premiers regards vers un ciel, terre d'origine.
Ses représentations musicales familiales lui ouvrent les
portes du Conservatoire de Lausanne, qui lui ouvre celles du
spectacle... Il apprend les premiers émois et ses premières
lettres en découvrant la France et l'adolescence. Sa
formation de jazz permet à ses doigts leurs premières
escapades, des variations virtuoses classiques vers la
liberté nouvelle de la modernité, des rythmes syncopés du
Ragtime aux sombres ballades harmoniques...premiers pas d'un
style naissant. Ses études de lettres donnent à ses mots
leur première assise et les projettent au delà de leur sens
premier. Ses influences musicales s'étendent de la
virtuosité pianistique de Tori Amos à l'expression écorchée
de Noir Désir, avec l'énergie parfois amusée, parfois acerbe
de ses textes... Il présente son premier maxi avec sa voix
troublante, insaisissable, sur le vif. Pianiste du
conservatoire de Lausanne, il joue avec les notes et les
mots plein de justesse et de poésie. Paris lui offre ses
premières scènes (Le Sentiers des Halles, Le Réservoir...),
un nouveau souffle, ses premiers cris.
www.nicolasfraissinet.com
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STEPHANE CORBIN,
lillois d'origine et parisien d'adoption, est un
auteur-compositeur-interprète. Il a débuté en 1996 avec le
groupe Bianca et s'est lancé depuis 2000 dans une carrière
solo. Il a plus d'une centaine de concerts et deux albums à
son actif : Seconde vie et Optimiste. Ses morceaux, chantés
en français, associent des mélodies originales à des textes
travaillés, souvent centrés sur le quotidien. Stéphane
Corbin est à la croisée des chemins, entre chansons à textes
et musique du monde. Il nous emmène dans un univers tout en
nuances, porté par un jeu de piano subtil et une voix grave,
assurée, profonde. L'univers de Stéphane Corbin ne ressemble
à aucun autre. Il étonne et séduit par l'équilibre qu'il
trouve entre plusieurs influences musicales : chanson, rock,
musiques traditionnelles. Les textes sonnent, et sonnent
juste. Lucides, précis, empreints d'un humour distancié, ils
croquent la vie comme elle va, ses petits et ses grands
bonheurs, ses douleurs profondes, ses incertitudes et ses
revirements avec une réelle liberté de ton. Stéphane Corbin
le dit lui-même : ses chansons ne prétendent pas changer le
monde, mais le rêver meilleur. Nous découvrons une âme qui
se met à nu, qui croque les petites anecdotes du quotidien –
réelles ou imaginaires, qu’importe puisqu’elles sont vraies
– et qui touche. Il est des dévoilements qui sont des
révélations. Corbin raconte, se raconte. Il manie les mots
avec talent, évoque avec saveur des souvenirs qui pourraient
aussi être les nôtres (ah ! ce bol marqué de son prénom qui
rappelle comment l’on s’appelle quand vient la gueule de
bois ou la vieillesse), passe de la confidence émue au bon
mot, de la tendresse au désir violent, nous transporte des
larmes au rire. Charmeur à la voix chaude, il enchante. Avec
une émotion partagée, il réveille sa découverte adolescente
du concert de Vartan chantant, de retour à Sofia en 1990,
Oblache le bialo, prière d’un exilé demandant à un petit
nuage blanc de lui donner des nouvelles du pays. Cet univers
familier dans lequel Corbin nous fait entrer est celui de
l’enfant qui affronte ses peurs, fait l’école buissonnière…
Celui de l’adolescent qui se construit contre, contre
l’enfant qu’il était et qui disparaît… De l’adulte qui vit
nombre de vies, oscille entre prince et voyou, est blessé de
ses ruptures, de ses deuils, essaye de vivre chaque instant
comme un enchantement.
www.stephanecorbin.com
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