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Ce
bourg, serré autour de son église, aurait pu n’être
qu’un petit village rural se consacrant entièrement
à l’agriculture sur ses 702 hectares. Cependant,
l’exploitation de carrières de grés et de meulière a
contribué à lui donner un double visage.
Malgré les apparences, ce n’est pas de la meulière
que le village tire son nom, car il portait ce nom
bien avant que le terme “pierre meulière” n’existe
en français.
Cette double activité rurale et artisanale, puis «
industrielle » a mêlé paysans et ouvriers sur son
sol. Des tailleurs de pierre italiens, venus du
Piémont, se joignirent, au début du XX siècle, aux
Molièrois de souche, les « Indiens », comme on les
surnommait depuis des lustres. Tous vécurent en
bonne intelligence dans leur paisible village. Mais
ils n’étaient pas les derniers à chercher querelle
aux « Pantouflier » de Limours ou aux « Gars » de
Saint Rémy-Lès-Chevreuse lors des bals du samedi
soir.
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De
l'ancien mur d’enceinte qui entourait le village ne
subsistent que quelques vestiges. Ils sont désormais
à l'intérieur de propriétés privées, mais en suivant
le "chemin des écoliers" (sentier piétonnier), on
peut encore voir une portion de mur et une tour. En
face de l'église, au milieu de la place : l'ancienne
"prison du village" et son "garage à corbillard". En
sortant de l'église, à droite, on devine, derrière
mur et végétation, une très belle maison de maître :
Le pavillon Sully.
A la sortie du village, sur la route de Roussigny,
vous découvrez deux belles fermes. Sur la droite, la
ferme de Quincampoix, entourée de douves à la
manière d'un château. Plus loin, sur la gauche,
imposante avec ces multiples dépendances, la ferme
d'Armenon (gîte rural). Ces fermes ont appartenu, à
la fin du. 18ème siècle, à Guy Jean-Baptiste Target,
avocat célèbre qui .joua un rôle important sous la
Constituante et qui mourut à la ferme du Fay, aux
Molières, en, 1806. Maurice-Pierre Boyé, écrivain et
poète, raconte merveilleusement dans "le livre de
mon village" tous les bons moments qu'il passa de
1904 à 1920 au village et à la ferme. Les enfants, à
cette époque, aimaient y venir acheter du bon lait
frais, quelques œufs, des fruits et des légumes.
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